Aux origines, un cercle celtique n'existe pas.Un bagad trouve ses racines dans les formations musicales de l'infanterie Ecossaise ou Irlandaise bien que de nos jours, à Combrit comme ailleurs, ne subsiste plus de connotation militaire. Un cercle celtique lui, est l'expression récente des rassemblements de paysans, de marins, gens modestes souvent, autour d'une occasion de faire la fête, de danser...une aire neuve, une noce ou bien une foire par exemple.

    Comment le cercle celtique de Combrit est-il né ?

     Les costumes et les coiffes existaient puisqu'ils appartenaient aux familles de ceux qui les portaient autrefois.
 Le bagad occupait les garçons ; les filles ont alors réalisé, dans la mouvance du premier renouveau celtique, que les parures de leurs grands-mères étaient somptueuses et qu'elles les porteraient avec plaisir et fierté. Il n'en fallait pas plus pour que le " Kelc'h Keltiek Kombrid " voit le jour.
     Actuellement le cercle de Combrit présente deux époques de costumes avec le maximum de fidélité aux enseignements des anciens combritois.

Epoque 1890 1910

    Longue jupe et petite coiffe sont les caractéristiques majeures de cette tenue. Longue jupe car nous sommes au XIXème ou au début de XXème siècle, et petite coiffe car il existe dans la composition du costume féminin bigouden une norme incontournable : la distance entre le haut de la coiffe et le bas de la jupe est une constante.
    Ce qui signifie que la longueur de la jupe implique celle de la coiffe.
    Les filles du cercle de Combrit portent soit des costumes de mariage du XIXème siècle, identifiables à leur cocarde rouge, soit des costumes " du dimanche ", plus simples, moins richement brodés ou même complètement noirs, mais tout aussi élégants.

 

 

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"Costume de 'femme' "

    
plastr1.jpg (11852 octets)"le costume 'homme' "

Nous trouvons ici le célèbre plastron bigouden brodé au fil de soie jaune ou orange et le petit gilet court à longues manches appelé  "gileten ". Ce costume est porté par les danseurs de Combrit avec un Bragou Braz, sorte de pantalon de lin très ample, survivance des braies gauloises et apanage quotidien des hommes de la campagne jusque dans la deuxième moitié du XIXème siècle. Cette tenue est complétée par une paire de guêtres, une large ceinture de cuir à boucle de laiton ouvragée, et par le célèbre chapeau à triple rangée de guides noires que, selon la légende, un bigouden n'ôte que devant Dieu ou la mort.

   

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" Catherine & Corentin, en costume du début du siècle, au défilé des brodeuses à Pont-l'Abbé"

 


 

 

Epoque contemporaine

     Nous trouvons là les hautes coiffes emblématiques du Pays Bigouden. Elles ont atteint leur hauteur maximum : 34 cm, et sont donc portées avec des jupes - relativement - courtes, c'est à dire sous le genou.

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"Anaelle & Anabelle, en préparation ..."

"la fameuse coiffe bigoudenne"

     C'est à cette période que l'on trouve les costumes les plus richement brodés, recouverts pour certains de broderies leur ayant valu le surnom de " carapaces de tortue " tant les motifs sont denses .
     Les tabliers sont en satin blanc, également brodés au fil de soie ainsi que les manchettes assorties.
     Costume de mariage ou de grande cérémonie, ils ne furent plus portés que très rarement après la première guerre mondiale. Quelle famille, en effet, ne portait-elle pas le deuil d'un de ses hommes ?

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"Une collerette brodée "
 

 

 

chap00.jpg (11873 octets)"Le fameux Chapeau Bigouden,
ôté devant Dieux ou la mort ..."

Peu de changement notable dans le plastron brodé si ce n'est qu'à l'instar des plastrons féminins, les ornements sont plus nombreux, les broderies plus denses. La différence principale réside dans le port d'un pantalon de ville noir à la place des bragou.


Le costume enfant

Portés par les plus petites filles du cercle de Combrit, ce costume entièrement blanc est en fait une tenue de baptême mixte.
Les familles, modestes, possédaient une tenue de baptême, et seul le bonnet que portait le bébé, faisait la différence. Orné d'une cocarde pour les petites filles, d'un pompon de longs fils de soie pour les petits garçons.
Cette tenue, robe et tablier, existait en " tous les jours " et était indifféremment portée par les garçons et les filles pendant les toutes premières années de leur vie.

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"un bonnet d'enfant"


Pour mémoire, les premiers costumes bigoudens répertoriés ne sont pas très vieux.
Les documents les plus anciens remontent au premier quart du XIXème siècle, car avant cette période, plus précisément avant l'abolition des lois somptuaires par la Révolution française, en Bretagne comme partout en Europe Occidentale, les petites gens ne portaient que des tenues très ordinaires sans caractéristiques ni ornementations notables et où le climat avait souvent plus d'incidence que la mode.

 


 

Accessoires

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"Longs sautoirs de fines mailles d'or ou d'argent, gants en picot ou légères manchettes de dentelle complètent la tenue des filles du cercle de Combrit."

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"Une Broche ."

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"le panier."

Les épingles de pardon, qui sont une sorte de broche à pendeloques, étaient offertes par un galant à une jeune fille qui lui plaisait. Si la belle acceptait le présent, il y avait promesse de mariage.
Ainsi nommée épingle de pardon, car on trouvait à les acheter chez les camelots qui fréquentaient les foires et les pardons.
A Combrit, le plus célèbre pardon est celui de la Clarté qui se tient le deuxième dimanche de septembre et rassemble une foule toujours fidèle
.

Autre élément décoratif typique du costume bigouden, les boutons. Les plus anciens sont de petits cabochons de pâte de verre dans lesquels sont inclus des motifs métalliques sur fond de couleur.
Ces boutons étaient précieux au point de se transmettre en héritage.
Plus tard sont apparus des boutons provenant d'Europe Centrale, principalement de Bohême ou de Hongrie.

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"Un bouton"